Il fût un temps où la mobilisation pour la libération d'Ingrid Betancourt était l'un des sujets les plus courus sur les blogs. Je m'étais abstenu ne pouvant apporter plus que ce que la blogosphère apportait. Aujourd'hui je lis sur l'un de mes blogs favoris les passages les plus significatifs de la lettre que ses ravisseurs ont bien voulu faire passer comme "preuve de vie" (ah quelle sordide expression!)  et je vous conjure d'aller les lire.

Comment cette femme a t'elle encore la force d'écrire des choses aussi poignantes? Cette force elle la tire de l'espoir bien sûr, encore qu'il s'amenuise, et aussi du désir: "Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer au moins libre de désirs", écrit-elle.

Prenons cette leçon de vie: l'espoir et le désir comme sources et garants de notre ultime liberté. Rien, ni la contrainte, ni le total dénuement ne viendront à bout d'elle tant qu'en elle resteront des parcelles de ces sentiments. Et si par malheur ses ravisseurs et geoliers devaient mettre fin à ses jours, les vaincus ce serait eux.