Je suis furieux, alors il est fort probable que ce que je vais écrire manque un peu de rigueur.
Les mouvements de grève me hérissent le poil. C'est la rentrée alors on en profite. Les gens retrouvent leur ordinaire pas folichon et les syndicats - alliés objectifs de toutes les oppositions quelqu'elles soient parce qu'ils n'ont jamais eu de programme si ce n'est de s'opposer- manipulent de manière éhontée des foules qui n'ont d'objectifs que de garder leurs petits malheurs parce qu'elles les connaissent plutôt que de prendre le moindre risque d'un mieux parce qu'elles sont pétrifiées dans leurs peurs.
Je dis bien manipuler. Qu'est-ce qu'une manipulation si ce n'est de profiter d'un pouvoir d'influence en trompant intentionnellement ceux à qui on s'adresse.
Les enseignants veulent plus de moyens (refrain lancinant de Gérard Aschieri, l'ayatollah à vie de la FSU inutile de demander pourquoi je ne crée pas de lien sur le bonhomme ni sur l'organisation, ils se font assez de pub comme ça)), or tout le monde sait que l'enseignement secondaire français est celui qui dispose de plus de moyen que n'importe quel autre système au monde!
La CGT et les autres suiveurs, veulent des contrats de travail moins précaires alors que l'on a un taux de chomage exhorbitant; que font-ils de ceux qui veulent d'abord un job et sa sécurité ensuite?
Ces mêmes syndicats veulent du pouvoir d'achat en plus et leur action consiste à supprimer de la valeur en arrêtant la production nationale une journée! Débile!
On fait paraître un sondage selon lequel plus de 70% des français "soutiendraient" ce mouvement. C'est de la manipulation car ce qu'on peut admettre c'est qu'une majorité de français sente confusément qu'elle n'est pas gouvernée, mais c'est un autre problème puisque les organisateurs de la grève n'apportent aucune proposition structurée. On fédère ainsi des gens sur un refus mais pas sur des objectifs.
C'est d'ailleurs la leçon qu'il conviendrait de tirer des résultats du référendum sur le traité constitutionnel européen auxquels on fait dire maintenant ce qu'il n'ont pas dit. Où est d'ailleurs le fameux plan B de monsieur Fabius?
Je n'ai pas une sympathie immodérée pour monsieur de Villepin dont je crains qu'il ne soit qu'une marionnette intelligente de monsieur Chirac (à lui de prouver le contraire) mais il propose, pose des actions, tente de gouverner au moins.
Et les médias font du tambour, tous!
Reportage ici, reportage là, tribunes radiophoniques où l'on sélectionne les intervenants pour respecter une certaine égalité de temps de parole plus que pour la pertinence ou l'originalité de leurs propos .Mais où est l'information vraie? Où sont les faits? Qui dit que le mouvement aussi impressionnant soit-il ne représente qu'à peine un quinzième de la population active et même pas un trentième de la population en age de voter?
Au sujet des medias, je suis un auditeur historique d'Europe 1( là non plus pas de lien parce que je suis mécontent! Na!) et je trouve que JP Elkabash est le plus mauvais patron d'antenne que cette station ait jamais connu. Il a réussi à vider ou faire fuir des voix pour les remplacer dans les tranches d'infos par de modestes cireurs de pompes ou de piètres bonimenteurs (je pense à Daniel Schick, Frédéric Taddéï et surtout Pierre-Louis Basse).
Bon je profite de ma hargne du jour pour envoyer également un grand coup de pied dans les fesses d'un certain Daniel Mermet sur France-Inter qui ne s'est pas rendu compte que l'on n'était plus au temps du communisme triomphant des années Marchais (enfin qui fait semblant) et entretient avec une amertume assaisonnée de vitriol les pires émotions de peur et de rejet de toute modernité à travers des présentations totalement partisanes de faits de société. Il s'en est fait sans aucune vergogne un fonds de commerce.
Bref, ça me fout en pétard de constater que nous vivons vraiment trop dans un monde de manipulateurs. La réponse à cela c'est bien sûr en nous qu'elle se trouve:
Soyons courageux, lisons toutes sortes de journaux, magazines, bouquins, informons-nous vraiment, ayons le courage de ne pas nous en tenir aux grands titres des médias adoubés, lisons les chroniques, les éditoriaux, tout ce que la presse écrit en petit, tout ce qui ne fait pas l'objet d'une promotion commerciale; ne nous laissons pas envahir par les émotions provoquées