Lorsqu'on savait encore rire de soi.
Les circonstances d'un récent voyage ont fait que je m'arrête dans la charmante cité du Puy-en-Velay pour déjeuner. Bon il faisait un peu froid et, renseignement pris auprès d'un autochtone, la plupart des restaurants sont fermés le mardi à midi lorsque l'on n'est pas en saison touristique... Mais cela m'a donné l'occasion de musarder dans les ruelles moyenâgeuses de ce fief du pélerinage, haut lieu sur le chemin de Compostelle.
La ville est balisée de panneaux très intéressants qui expliquent son histoire, grande et petite.
L'un d'entre eux a retenu particulièrement mon attention et j'ai bien regretté de n'avoir que mon téléphone portable pour vous en offrir la photo:
Comme le texte en vaut la peine, je le reprends ci-dessous pour que vous n'en ratiez pas tout l'intérêt sans vous abimer les yeux:
Au 17ème siècle, la rue Chamarlenc, une des plus étroites de la ville, accueille au N° 16 le siège de la confrérie des Cornards, confrérie bachique toute dévouée à la fête et à la bonne chair. Les inscriptions et les mascarons de la maison des Cornards reflètent le sens de l'autodérision de maris trompés mais philosophes: "voies le cornard rian" se lit au dessus d'une figure grimaçante à laquelle répond une tête cornue et moustachue par:" a que les cornes von bien sur front comme le mien".
Fichtre! En voilà qui savaient rire! Dans un simple esprit de juste mathématique j'ai fait un tour dans les environs espérant trouver le lieu qui célébrerait avec le même humour la gloire des épouses volages ( ou peut-être des cocues!) : je n'ai rien trouvé!
Qu'en déduisez-vous? Que je n'ai pas suffisament marché! Evidemment!





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