Le tout était d'y être a dit Ségolène Royal

Chers lecteurs je vous avais un peu délaissé, par flemme!

Mais là j'ai un petit truc en plaqué or à vous communiquer. 

La vie de notre personnel politique réclame parfois une abnégation louable ou dérisoire c'est selon.

En suivant ce lien vous découvrirez Ségolène Royal assistant aux cérémonies d'investiture d'Obama:

Ne soyez pas trop pressés, il faut un certain temps pour que s'affichent les petites photos en bas et si vous ne trouvez pas la petite photo en bas tapez "Ségolène Royal" dans le moteur de recherche.

Je dois dire que je ne l'ai pas reconnue et je fais confiance au tag qui centre la photo sur un groupe de personnes et qui suggère que la dame au chapeau et au manteau rouge serait bien la Dame du Poitou. Si l'on en juge par sa position, rendons-lui le fait qu'elle n'était pas loin du Président Obama. Non elle n'était pas dans la populace!

Mais je comprends qu'elle ait eu besoin, le soir venu, de demander l'hospitalité à l'Ambassade de France, car elle devait être gelée et avoir les pieds en marmelade. Presque une réfugiée!

Bon elle pourra dire :"J'y étais" , moi pas!

 

Comment comprendre l'impôt sur le revenu

Je rapporte ici une "petite histoire drôle" qui circule depuis bien longtemps et que beaucoup d'entre vous doivent connaître. Mais en ces jours de très fortes turbulences des économies mondiales il est certain que nous allons entendre les politiques dirent tout et n'importe quoi, sans vergogne tant il est vrai que la politique est souvent cynique, souvent populiste, rarement fine. C'est dans ces moments-là qu'il faut revenir - comme lorsqu'on est mal parti dans un match de rugby - aux fondamentaux.

Voici donc cette petite histoire:

COMMENT EXPLIQUER LE PRINCIPE DES IMPOTS ?

 

David R. Kamerschen, Ph.D, professeur d’Economie à Londres, propose l'exemple de 10 copains d'enfance qui se retrouvent régulièrement dans un pub pour boire 10 € de bière par personne. à chacune de leurs réunions, la facture totale est donc de 100 €. Comme leurs situations personnelles sont très différentes, et que certains sont même au chômage, ils conviennent que chacun contribuera selon ses moyens. Ils partagent donc la facture comme suit :

 

Les 4 premiers (les plus pauvres) ne payent rien.

Le 5ème paye 1 €

Le 6ème paye 3 €

Le 7ème paye 7 €

Le 8ème paye 12 €

Le 9ème paye 18 €

Enfin, le 10ème (le plus riche, trader dans la City sans doute) paye 59 €

 

C'est sur ce principe que sont calculés nos impôts.

 

Cet arrangement semble satisfaire tout le monde, jusqu'au jour où le propriétaire du pub, pour remercier le groupe de sa fidélité, annonce que désormais il leur consentira une réduction de 20%. La facture baisse de 20 €, ils n'ont plus que 80 € à payer.

 

Respectant le principe selon lequel chacun doit contribuer selon ses moyens, ils conviennent d'abord que les 4 premiers continueraient de ne rien payer. Reste donc à répartir la réduction de 20 € entre les six autres. Sachant qu’en divisant la somme par 6 on obtient 3,33 € par personne, adopter une répartition égale signifie que le 5ème et le 6ème recevraient de l'argent chaque fois qu'ils boivent des bières.

 

Le propriétaire du pub, vient à leur secours et propose une répartition qui lui semble équitable :

Le 5ème, comme les 4 premiers, ne paye plus rien (100% d'économie)

Le 6ème paye 2 € au lieu de 3 € (33% d'économie)

Le 7ème paye 5 € au lieu 7 € (28% d'économie)

Le 8ème paye 9  € au lieu de 12 € (25% d'économie)

Le 9ème paye 14 € au lieu de 18 € (22% d'économie)

Enfin, le 10ème paye 49 € au lieu de 59 € (16% d'économie)

 

Chacun paye donc moins qu'avant et le pourcentage de réduction qui lui est affecté est d’autant plus élevé que ses ressources sont plus faibles.

 

Mais en sortant du pub, ce soir là, certains éprouvent le besoin de revenir sur la répartition des 20 € offerts par le pub. Le 5ème  et le 6ème  disent qu’il ne leur revient à chacun qu’un seul euro, alors que dans l’affaire le plus riche gagne dix euros. « C'est vrai » déclare le 7ème « il n'est pas juste que ce soit toujours les riches qui profitent le plus ». Les quatre qui ne payaient rien protestent également : « Ces vingt euros, nous n’en voyons pas la couleur, le système exploite toujours les plus pauvres ».

 

Le 10ème fut-il ce soir-là physiquement malmené ou non ? Toujours est-il que las de ses compagnons, il s'abstint de paraître à la réunion suivante. Les autres burent leurs bières sans lui. Quand la facture arriva (72 €), ils réalisèrent qu'ils n'avaient même pas de quoi payer la moitié de ce montant.

 

La conclusion du professeur Kamerschen est la suivante :

 

« Voilà, Mesdames et Messieurs, journalistes et enseignants, comment fonctionne notre système fiscal. Ceux qui payent le plus d'impôts sont ceux qui retirent le plus d'avantages en cas de réductions. Si on impose trop les gros contribuables, si on les agresse parce qu'ils sont riches, le risque est grand qu’ils remettent en question le plaisir qu’ils prenaient à boire avec les copains. Ils peuvent même décider d'aller boire des bières dans d'autres pays où l'atmosphère est plus amicale.

 

- Pour ceux qui ont compris cette parabole, aucune explication n'est nécessaire.

- Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

Que le dernier Anglais qui quittera le pays n'oublie pas d'éteindre la lumière, car il n’y aura plus personne pour payer la facture. »

 

 

 

J’ajoute :

-       Qu’à regarder les choses par le mauvais bout de la lorgnette, on s’expose toujours à quelques désagréments.

-       Que ceux (politiques et journalistes) qui, par démagogie ou par goût du sensationnalisme, entretiennent une façon faussée de voir les choses sont bien méprisables.

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont mariés ce matin

 "L'homme pressé" a donc épousé Carla.

Décidemment je m'interroge: ou bien il est vraiment sûr de lui et dans ce cas je lui tire mon chapeau de faire tant de choses importantes en même temps; ou bien il est embarqué dans une vrille inquiétante pour un chef d'Etat et je vais commencer à m'inquiéter. Mais peut-être que je ne fais alors qu'une méchante projection.

Je dois avouer que je suis plutôt d'accord avec le rythme soutenu avec lequel il remue la France qui dort depuis bientôt trente ans mais je voudrais être sûr qu'il a la trempe pour tenir le coup et là, moi, je sais que je ne l'aurais pas!
Vous me direz que c'est bien pour cela que je ne suis pas Président de la République! Dommage peut-être pour la France!

Curieusement  -et je ne sais vraiment pas pourquoi j'ai cette intuition - je parierais gros que Carla traîne peut-être un peu les pieds! Allez espérons que l'habit fera la nonne!

Une petite remarque sociétale: je ne comprends qu'à la marge que Nicolas Sarkozy ait éprouvé le besoin de se marier: il y a tant de gens qui vivent très bien sans cette formalité (oui car au bout du troisième on peut parler de formalité). Si ce n'est que pour régler quelques questions de protocole je trouve ça "petit bras". S'il en est éperdument amoureux - hypothèse assez vraisemblable - il eût bien mieux fait d'attendre un peu l'apaisement des feux de la passion, on en donne en général pour trois petites années .....

Non mais mon plus gros souci c'est qu'il va falloir que je m'éloigne de tous les médias si je ne veux pas m'énerver des commentaires  que ne vont pas manquer de faire avec un sérieux affecté et donc très agacent toutes les vedettes de l'analyse à deux balles qui envahissent non seulement les émissions et colonnes politiques mais toutes les autres. 

Enfin j'dis ça j'dis rien!  

Cela peut intéresser Monsieur Bouton

Certaines newsletters ne manquent pas d'à-propos, même involontairement!

Je pense que ce lien vers celle de l'Entreprise.com intéressera - malheureusement a posteriori- Daniel Bouton. Sans ironie.

Encore une fête à Castellar

Franchement, pour un petit village accolé à une grande ville qui fait tout pour multiplier les animations très réussies, Castellar se débrouille mieux que bien. J'habite en permanence ici depuis mainteant près de quatre ans et je dois avouer que les fêtes patronales, bals des différents comités, soirées spéciales pour telle ou telle "charity" comme disent les anglais, ne manquent pas. Je l'ai déjà écrit je pense que c'est un excellent moyen pour socialiser et relier les habitants. Alors je vous propose un petit reportage-photo de ce qui s'est passé dimanche dernier.

Un chemin des crèches a été inauguré; rien de si original que ça me direz-vous? C'est vrai! Sauf que les gamins qui ont pu fabriquer la leur avec l'aide des parents ont participé en masse:

 

 

 

On avait mis à leur disposition sur une grande table tout un tas de bricoles: copeaux de bois, paille, lichen, coton, etc... sans parler de pistolet à colle, etc...On leur fournissait également une base faite de cubitainers de vin enduits de platre. Superbe idée!

La personne derrière toute cette organisation mérite vraiment d'être honorée. Cathy prépare tout pour les animations du village! (En particulier fin Juin elle fabrique toujours la célèbre srcière que l'on brûle pour la Saint Jean  et les constumes des enfants pour tous les défilés)

 

 

Ambiance générale:

 

Et maintenant quelques crèches:

 

 

 

 

Oui, c'est le comble du naïf, mais c'est sûrement ça Noël, la naïveté, la simplicité.

On a discuté, ça sert à ça ces fêtes!

 

Et puis je ne résiste pas à vous montrer, Charlotte, la fille de Cathy dans une rue du village

 

Et pour terminer et vous faire envie en ce mois de décembre, une vue ensoleillée de la rue Sarrail

 

A noter outre le stand pimpant de l'association Pendimoun, une fabricante de cosmétiques naturels

 

Allez, je ne le ferai pas à chaque fête! 

Lorsqu'on savait encore rire de soi.

Les circonstances d'un récent voyage ont fait que je m'arrête dans la charmante cité du Puy-en-Velay pour déjeuner. Bon il faisait un peu froid et, renseignement pris auprès d'un autochtone, la plupart des restaurants sont fermés le mardi à midi lorsque l'on n'est pas en saison touristique... Mais cela m'a donné l'occasion de musarder dans les ruelles moyenâgeuses de ce fief du pélerinage, haut lieu sur le chemin de Compostelle.

La ville est balisée de panneaux très intéressants qui expliquent son histoire, grande et petite.

L'un d'entre eux a retenu particulièrement mon attention et j'ai bien regretté de n'avoir que mon téléphone portable pour vous en offrir la photo:

Comme le texte en vaut la peine, je le reprends ci-dessous pour que vous n'en ratiez pas tout l'intérêt sans vous abimer les yeux:

Au 17ème siècle, la rue Chamarlenc, une des plus étroites de la ville, accueille au N° 16 le siège de la confrérie des Cornards, confrérie bachique toute dévouée à la fête et à la bonne chair. Les inscriptions et les mascarons de la maison des Cornards reflètent le sens de l'autodérision de maris trompés mais philosophes: "voies le cornard rian" se lit au dessus d'une figure grimaçante à laquelle répond une tête cornue et moustachue par:" a que les cornes von bien sur front comme le mien".

Fichtre! En voilà qui savaient rire! Dans un simple esprit de juste mathématique j'ai fait un tour dans les environs espérant trouver le lieu qui célébrerait avec le même humour la gloire des épouses volages ( ou peut-être des cocues!) : je n'ai rien trouvé!

Qu'en déduisez-vous? Que je n'ai pas suffisament marché! Evidemment!

Le Marché de Menton

Ainsi j'avais promis de faire un billet au sujet du marché de Menton après l'article consacré au professeur és-pomme de terre.

Ce Marché le mérite effectivement tant il est typique de ce que l'on attend d'un marché du sud. Il a l'énorme avantage d'être remarquablement placé à la lisière de la vieille ville, près de la mer et du port.

Il date de 1898 comme vous pourriez le lire sur son fronton si j'avais réussi à faire la bonne manip:

Il est clair, simple - avec deux allées dans la longueur et une dans la largeur:

Comme tous les marchés il attire autour de lui les étals des "petits commerçants du cru", authentiques maraichers qui proposent les produits de leur travail sans aucune forme de prétention. Pas une affiche "Bio" ou "produit vert" et des prix raisonnables.

La plus caractéristique d'entre eux est Madame Piglione qui a régulièrement les honneurs de la presse:

J'ai pris la photo un peu tard et ses paniers sont vides mais je vous certifie que ce qu'elle vend - tomates, courgettes, fleurs de courgette, aubergines,poivrons, salades, figues..., est tout ce qu'il y a de naturel et goûtu. Je ne sais pas exactement depuis combien de temps elle tient son étal mas je vous garantis l'avoir toujours vue à sa place, été comme hiver.

Elle ne devrait pas tarder à être immortalisée comme celles qui l'on précédée. En effet vous ne devez pas rater les plaques commémoratives de la Tatoune et de la Tavina:

qui ont vendu, pour la Tatoune sa pichade de 1917 à 1970 -excusez du peu!- , et, pour la Tavina, des fruits et légumes de 1898 (année de création du marché je vous rappelle!) à 1940. Elles n'ont pas ruiné les caisses de retraite!

La relève de la Tatoune est joliment assurée par "Mimi" qui propose les meilleures pichades et la plus authentique socca de la région sans oublier les célèbres barbajuans.

Et il faut le dire, Mimi est d'une rare beauté.

Le marché de Menton est une grande famille au sens figuré et au sens propre; Mimi est la fille d'une autre célébrité: Luce, la patronne du "Baiser du Mitron", la boulangerie haut de gamme de Menton. Mais ne vous attendez qu'à du pain de première qualité cuit au feu de bois dans l'un des fours les plus ancien de la région. Ici pas de fioritures même si les petits pains fourrés à la tomate, à l'olive, à la tapenade, font les délices des petits creux de midi moins le quart.

Mais le Baiser du Mitron c'est aussi la belle Angélina: un subtil mélange d'énergie, d'efficacité et de décontraction. Ne la chambrez pas elle aura toujours le dernier mot!

On ne peut parler du Marché de Menton sans parler des poissonneries. Il y en a bien sûr plusieurs mais j'ai choisi de présenter celle qui me semble la plus agréable, son patron (Michel je crois) est un leader parmi les commerçants et il a l'air d'une crème d'homme qui me gratifie toujours d'un gentil bonjour alors que je ne suis pas un gros client parce que le poison d'une façon générale est malheureusement très cher.

Attention! il s'installe à l'intérieur incessamment, en face de Christophe.

J'aurais dû citer les bouchers, le stand italien qui est victime de son succès et devant lequel il faut faire un minimum d'un quart d'heure de queue, le fromager de l'entrée Ouest, l'étal de pâtes fraiches, raviolis et autres délicieux farçis, mais mon billet déjà bien long n'en finirait pas.

Et lorsque vous terminez votre marché ne partez pas tout de suite, allez vous asseoir un moment sur les bancs de pierre de la Place aux Herbes:

C'est là que l'on ressent le mieux ce que flâner veut dire. Je ne peux m'y arrêter sans une douce pensée pour maman qui se posait à la terrasse du "Lido" , ses cabas à ses pieds et prenait un tout petit peu de temps pour siroter une menthe à l'eau ou bien, les grand jours, un panaché bien frais! Nous étions heureux comme jamais lorsque, en vacances, je l'y rejoignais pour lire "Nice-Matin" et on se disait que l'on était bien là et que nous nous aimions beaucoup, tout simplement.

Puis vous partirez par la rue piétonne dans une joyeuse bousculade qui est indispensable à l'atmosphère des vacances.

Allez, ne vous ennuyez plus dans les supermarchés réfrigérés où tout est banalisé; prenez plutôt le temps de vivre en plein coeur des bonnes choses et des rapports humains chaleureux.

La pomme de terre dans tous ses étals

Le Marché de Menton, véritable monument historique et sur lequel je reviendrai plus largement, recèle de petits trésors pour peu que vous vous donniez le plaisir d’entamer la conversation avec ses commerçants.

Prenons l’exemple de Christophe. Vous ne pouvez le manquer : son stand fait l’angle à l’entrée Est ; c’est un étal exclusif rare.

 

Avez-vous souvent eu à faire à un commerçant qui ne vend que des pommes de terre, des échalotes, des oignons et de l’ail mais surtout des pommes de terre. Si par extraordinaire vous passiez trop distrait sans le voir (hypothèse encore une fois d’école) laissez vous guider à la voix. Il lui arrive souvent d’exercer son organe pour le plaisir ou parce qu’il donnera un concert le soir avec des amis musiciens.

Alors donc Christophe vend des pommes de terre. Sauf que si vous lui demander laquelle choisir vous entrez dans un monde beaucoup plus sophistiqué que vous ne vous y attendriez. J'ai mis un lien plus haut avec l'article consacré par Wikipédia à ce tubercule, mais vous devriez l'écouter lui, Christophe, il en sait tout autant.

Vous ferez avec lui le tour des différentes variétés et apprendrez l’utilisation optimale de chacune.

De la commune Bintje à la toute nouvelle Chérie à la robe bien rouge que l’on fait rissoler et que l’on appelait Roseval jusqu’il y a peu.

Au fait savez-vous pourquoi ce tubercule-la a changé de nom ? Tout simplement parce que les souches hybrides comme la Roseval n’ont une durée de vie que de 30 à 40 ans et qu’il faut donc en modifier un peu le patrimoine génétique pour continuer à obtenir une variété homogène ! Si ça ne vous en bouche pas un coin, c’est que vous cultivez des patates sur votre balcon !

Je suis sûr que vous savez qu’on utilise les Amandines de préférence à la vapeur, que l’on peut déguster la Ratte tel quel avec un petit morceau de beurre ; qu’il n’est de bonne purée que de Vitelotte qui a la peau noire, la chair rose et les formes amusantes ; vous ne confondez pas la Mona Lisa (qui doit peut-être son nom à son goût énigmatique pour une pomme de terre) avec la Pompadour, ni la Charlotte avec la Lady Christel, enfin je suis sûr que vous raffolez de Grenaille sautées ! Mais si vous avez un doute, demandez à Christophe de vous parler des Francelines, Manon et autre Babies. Vous remarquerez avec lui qu’elles ont presque toutes des noms de femme et ce n’est pas pour lui déplaire, lui qui a toujours un mot élégant pour chacune de ses clientes.

Donc le sieur Christophe n’est pas n’importe qui et sachez qu’il est à votre disposition pour faire une conférence sur les pommes de terre comme le lui ont déjà demandé plusieurs corps constitués aussi éminents que la Faculté !

Et en plus il a de l’humour, un humour respectueux de chacun ; c’est un homme d’esprit et de cœur.

PS: je demande pardon pour la photo qui aurait pu être mieux prise mais la technique m'a fait défaut. Allez donc sur place! 

Retour à la Vallée des Merveilles

Je vous avais crédité d'une note dithyrambique sur une précédente randonnée dans ces lieux superbes le 19/08/2005.

A la demande de cousins j'ai accepté avec plaisir de refaire la balade vendredi dernier.

Nous devions être cinq ou six, nous nous sommes retrouvés trois en arrivant au Lac des Mesches! Les autres, effrayés par quelques nuages dans le ciel, n'ont pas cru les prévisions météos qui pourtant étaient favorables. Tant pis pour eux ils ont raté une randonnée de plein mois d'Août moins éprouvante que s'il avait fait la chaleur habituelle.

Au passage signalons soit l'incompétence, soit - parce que je suis toujours positif sur les gens - l'humour du responsable du Refuge des Merveilles qui avait prévu un gros grain vers 16 heures alors que ce fût le moment de l'éclaircie définitive....Ses airs de montagnard chevronné  doivent probablement plus à la barbe mal rasée, à la mise de circonstance totalement inutile pour quelqu'un qui reste dans son refuge et à son parler rugueux et un brin condescendant qu'à sa réelle expérience, mais bon....j'ai l'humeur ironique aujourd'hui.

Donc il y avait Serge le photographe:

 

Cathy, remarquable marcheuse qui a soutenu pendant les neuf heures de marche un rythme régulier d'une rare efficacité.

 

et votre serviteur

 

qui n'a cessé de retirer et de remettre un sweatshirt aux couleurs de l'AFCM dont il prenait grand soin car c'est celui de Raphaël! Cela ne vous intéresse pas mais lui, oui!

Bon mais cette fois-ci j'avais l'humeur ironique disais-je et s'il est vrai que je n'ai pas souffert malgré parfois un pas un peu trop long:

 

 c'est sûrement à cause de la motivation que donne la contempation des paysages toujours éblouissants:

 

 

 

A noter que les sommets proches (notamment le mont Bégo, pas sur cette photo pour le puristes) étaient enneigés et que nous avons croisé des randonneurs arrivant de St Etienne de Tinée par la Madone des Fenestres qui avaient essuyé pluie et neige quelques heures auparavant.

Je répète que j'avais l'humeur badine et donc
je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir envie de rire en constatant que la gestion du Parc du Mercantour avait créé des "emplois jeunes" pour le moins pépères pour certains:

 

La personne que vous apercevez à gauche, en bas de l'image est plantée là toute la journée pour, tel un patou, empêcher les randonneurs de s'écarter ne serait-ce que d'un pas du chemin balisé qui permet de voir quelques unes des centaines de gravures rupestres qui font la célébrité du lieu! Et croyez-moi elle a l'oeil et aboie bien! Enfin on peut toujours voir les plus traditionnelles comme celle ci-dessous:

 

En revanche les"travaux d'intérêt collectif " qui ont été menés pour le repavage de certaines portions de l'itinéraire sont une bonne idée, mais ils ont du être supervisés par d'ex-soixanthuitards plus habitués à démonter les pavés qu'à les aligner correctement, jugez-en vous même:

 

 On se tord les chevilles sans effort!

Je ne sais pas s'il s'agit d'un autre emploi subventionné - il devrait l'être et bien - mais nous avons croisé un solide et beau ( n'est-ce pas mesdames!) gaillard qui approvisionne le Refuge de la Valmasque  à l'aide de deux mulets. S'l fait l'aller-retour à Casterino chaque jour je lui tire mon chapeau. Je n'ai pas pu interviewer les mulets mais ils semblaient très, disons... consciencieux!

 

 Notons également dans la rubrique des critiques que nous devrions déplorer les gaspillages d'eau que tolère l'administration tatillonne du parc:

 

Dans une autre veine on s'étonne aussi que les animaux réputés difficiles à voir et à approcher ne respectent plus ces règles... Sont-ils dressés? 

Il a fallu beaucoup de patience à Serge pour prendre la photo de cette marmotte qui jouait à cache-cache, sinon on l'aurait cadrée comme un vulgaire matou! Regardez bien la photo juste au dessus de la touffe d'herbe vous distinguerez son museau et son oeil; elle savait parfaitement qu'on la photographiait! Et même je suis sûr qu'elle posait!

 Il y en avait tellement par la suite qu'on a même négligé de les photographier toutes. 

 

Pareil pour les chamois; j'ai sélectionné une photo mais nous avons pu en faire trente six!

Celle-là les montre tranquilles, faisant la sieste. Vous n'en voyez qu'un mais les taches brunes à sa gauche en sont encore quatre! 

Aie aie aie! Si le Parc devient un zoo, .....

 

 Allez j'y reviendrai quand même pour le plaisir d'être là, en haut de la Baisse de Valmasque, de savourer une petite prune et un carré de chocolat dans ce cadre prestigieux:

 

Et puis 9 heures de marche en une journée m'exonèrent pour de longs mois de promener mon chien à pied justifiant ainsi que je le fasse en scooter! 

Sur ce je ne peux que vous recommander cette randonnée qui est probablement une des plus belles dont on puisse rêver et pas qu'en France! Internationalement, môôôssieur 

Mais qu'est ce que la Nature a bien voulu faire?

Je vous le demande!
A quoi pensez-vous lorsque vous regardez cette photo d'une des grottes du Pas de la Mort au pont Saint-Louis, à la frontière franco italienne? Hein?

A vos commentaires!
Notes  1 - 10 /24