Il a plu des cordes sur Castellar!
Bon je me plaignais jusqu'en décembre parce que vraiment tout était trop sec. Mais depuis une dizaine de jours on a rattrappé le déficit! Il paraît qu'on a reçu sur le rable autant d'eau en une semaine qu'en dix mois habituellement. Les bénéfices de cet épisode sont nombreux: une végétation qui va reprendre sa luxuriance, des oliviers qui auront probablement de belles olives contrairement à l'an passé, des forages qui se seront regarnis et un certain nombre d'autres conséquences positives auxquelles je ne pense même pas sur le moment. Alors évidemment puisque l'équilibre est la nature profonde des choses de la vie il y a des contreparties apparemment moins favorables et en particulier les éboulements. L'autoroute a été coupée, la voie ferrée également presque une journée,et mon chemin était dans un triste état. Pendant deux jours j'ai du, pelle et brouette en main, le dégager, mais hier ce fût le comble, le mur de la ruine que j'aimais bien parce qu'il me faisait rêver à des temps anciens où il y avait sûrement une autre petite maison sur mon terrain s'est effondré dans un grand grondement vers 16 heures. Bon, à vista de naze, trois ou quatre mètres cubes de grosses pierres de fondation ont décidé de ne plus signifier le temps qui passe, de ne plus témoigner d'un passé qu'elles devaient trouver maintenant suranné et se sont répandues sur le chemin. Tant qu'à faire, en une sorte de baroud ( un baroud est toujours d'honneur!), elles se sont arrangées pour que je ne puisse plus circuler du tout, cherchant vraisemblablement à me faire payer un peu de ma personne. Beau joueur, je m'y suis attaqué immédiatement toujours armé de ma pelle et de ma brouette, mais en deux heures de boulot hier soir et deux autres ce matin je n'avais débarrasé qu'un petit cinquième de l'éboulement, alors je me suis résolu à appeler à l'aide.
Sympa, l'entreprise Stella Franco qui travaillait pas loin est venue me donner un coup de main. En une heure ils ont rangé les blocs que je compte bien réutiliser. L'un conduisait le petit bull comme s'il jouait , l'autre remuait les blocs comme seul un colosse peut le faire. Deux ouvriers charmants (je vous les recommande).
Regardez:
Le type les mains sur les hanches c'est moi! Le colosse c'est l'autre!
Le Paganini du bull c'est lui:





