Notes de la réunion du 26 Novembre 2007

Introduction aux typologies de la personne

Ainsi nous allons commencer le chemin qui va nous conduire au centre de nous-mêmes puisque logiquement c’est ainsi que vous avez souhaité démarrer.

 

Prenons une image. Lorsque vous achetez une machine un peu compliquée, un ordinateur par exemple, vous faites confiance à l’intelligence des ergonomistes qui ont pensé que vous n’aviez pas envie de vous plonger dans des kilos de papiers pour lire le mode d’emploi de la machine et ils ont conçu des menus intuitifs qui vous permettent quelques minutes après le déballage de votre ordinateur de commencer à vous en servir. Le temps passe et vous voulez écrire un texte, parfait, ça se passe à peu près tout seul. Mais l’expérience venant vous voudriez bien changer la police, faire de beaux titres, souligner un passage, en mettre un autre en italique et ainsi de suite. Même chose en un peu plus compliqué si vous envisagez de tenir vos comptes sur Excel, trier ce qui concerne les chèques et ce qui concerne les dépenses par Carte bleue  ou prélèvements. Puis un jour vous avez envie de rendre automatique le calcul de votre solde, là vous entrez dans le monde des fonctions et vous peinez un peu, alors vous allez dans la rubrique « aide » et ce qui vous aurait pris quelques minutes si vous saviez vraiment comment vous y prendre va demander un gros quart d’heure… Je pourrais multiplier les exemples avec les logiciels de traitement de photos notamment.

Bref vous l’aurez compris : à un moment donné, si l’on veut être efficace on doit s’intéresser au mode de fonctionnement de la machine. Il en va de même avec l’être humain

.

Les théories ou typologies de la personne ont pour but de nous donner des modes d’emploi afin de ne pas en rester au système de l’empirique, à l’apprentissage par essais et erreurs qui s’avère tellement fastidieux que l’on se décourage assez vite et que du coup on s’en remet au hasard de nos expériences en se satisfaisant d’un flou qui s’avère le plus souvent désolant. C’est – vous en conviendrez --  assez peu efficace. Or ce que nous tentons de faire dans ces réunions c’est bien d’apprendre à être le plus efficace possible dans la conduite de nos propres vies.

 

Mais avant de s’intéresser à ces théories, on va s’intéresser à ce qu’est une personne.

(Qui a une idée ? Petit jeu du « qui suis-je ? »)

Le mot personnalité vient du latin personna qui désignait le masque. Le masque permettait aux spectateurs de bien identifier le personnage que jouait l’acteur du coup ce dernier devenait prévisible et on pouvait suivre l’action avec plus d’intérêt. Et cela est resté vrai : Personne ne croirait à un Tartuffe qui ne serait pas hypocrite, à un Cyrano sans panache, à un capitaine Haddock totalement sobre ! Même dans les séries télévisées vous avez tôt fait de « reconnaître » le bon flic, celui qui va être le voyou, ou le naïf ou le traite. Eh bien nous aussi nous avons des caractéristiques prévisibles que nous connaissons ou que – et c’est là le problème – le plus souvent  nous ne voulons pas nous reconnaître.

Mais il n’y a rien à faire ! Nous sommes
prévisibles ! Un tel est un amuseur né, l’autre est bricoleur, un tel est colérique, l’autre ne sort jamais de ses gonds…. Je pourrais multiplier à l’infini ces exemples. Il est clair que chacun d’entre nous a des caractéristiques  de personnalité, on dira des traits de caractère. Le bon sens nous montre que ces traits de caractère sont assez permanents chez chacun d’entre nous.

Un petit exemple personnel. Lorsque je me suis formé à l’ennéagramme (l’une de ces fameuses typologies de la personne),  il s’est trouvé que le type dans lequel je me trouvais se caractérise entre autre par une propension à la colère. Lorsque l’animateur m’a annoncé cela, je me suis levé, je l’ai interrompu, j’ai protesté, j’ai élevé la voix pour dire que ça ne me correspondait pas, « moi, capable de me laisser emporter par la colère ? C’est bien mal me connaître, » j’étais tendu, je suis devenu rouge, je n’arrivais pas à argumenter, bref je me suis mis…. Colère ! Inutile de vous décrire les fou-rires des autres stagiaires !

Voila.  Partons donc de l’idée que chacun d’entre nous a des caractéristiques psychologiques dominantes que nous adoptons fréquemment. Si cette fréquence flirte avec les 100% cela devient ennuyeux pour nous car nous nous sentons enfermé dans notre personnage (derrière notre masque), et pour les autres qui se lassent de cette prévisibilité qui devient vite « reloud » comme disent les d’jeun’s (« Enlève ton masque je t’ai reconnu »). Heureusement la plupart d’entre nous refreine tant soit peu cette tendance pathologique pour sortir de son cadre figé afin d’améliorer la qualité de ses rapports avec les autres.

Mais si donc nous avons ces traits de caractères dominants d’où nous viennent t-ils ? En d’autres termes qu’est- ce qui façonne notre personnalité ?

La littérature regorge d’ouvrages à ce sujet. Pour faire court la question fondamentale est : comment se fait-il alors que nous sommes tous constitués grosso-modo de la même mécanique est-on rieur ou colérique, nonchalant ou hyperactif, timide ou extraverti, humble ou ambitieux ? Les réponses sont désormais unanimes : toutes les théories de la personne considèrent que cela vient à la fois de l’inné mais aussi en grande partie de l’acquis.

La partie innée est désormais assez bien décrite par les neurobiologistes qui l’appellent la mémoire archaïque. Là encore pour faire très simple, disons que nous avons tous une mémoire archaïque qui nous vient de la nuit des temps par le génome et qui nous sert à survivre : chercher à manger lorsque certaines substances sont manquantes dans notre organisme, avoir peur de se brûler si on approche de trop près un feu, ne pas sauter dans le vide si l’on évalue qu’il est trop profond, etc.… On parle alors d’homéostasie (Tendance des êtres vivants à maintenir constants et en équilibre leur milieu interne et leurs paramètres physiologiques).  Les philosophes et psychologues de leur côté parleraient de l’essence de l’individu qui – une fois encore pour schématiser - serait son état d’origine dans lequel il n’y a aucun conflit entre ses pensées, ses émotions et ses instincts, aucune distinction entre lui et les autres. Ce serait un peu le « mythe du bon sauvage » de Jean-Jacques Rousseau ou le « Petit Prince » de Saint-Exupéry.

Et puis il y a l’acquis. Sur ce point il y a également une belle unanimité : notre personnalité se forme en quelques grandes étapes dont la plus importante est l’enfance, la petite enfance de zéro à 3,4 ans, voire pour certains auteurs depuis notre conception dans le ventre de notre mère jusqu’à ce que l’on appelait jadis l’âge de raison. Puis ces acquis évoluent ( mais ne disparaissent pas ) en fonction des expériences que nous faisons au cours de notre vie. En fait tout se passe lorsque nous prenons conscience que nous devons nous adapter au monde réel, physique. Une contradiction se crée immédiatement entre notre essence et la réalité à laquelle il faut obéir, ou en tout cas avec laquelle il faut composer pour survivre. L’enfant perçoit les menaces dont il va devoir se protéger pour éviter les blessures intérieures ( et malheureusement aussi quelques fois extérieures).  Mais cela est vrai dans toutes les grandes étapes de notre vie lorsque nous sommes confrontés pour la première fois à nos différents domaines de vie : professionnel, de couple, social, et même loisirs.

A ce point là de mon exposé je voudrais vous suggérer une formule ultra simple qui permet de comprendre ou en tout cas de situer la quasi-totalité des comportements humains: «  l’être humain déploie sa vie non pas entre aimer et haïr mais entre aimer et avoir peur ».C’est une question de position du curseur entre ces deux extrêmes.

Ainsi nous pouvons dire que :

Notre personnalité se forge donc avec les stratégies que nous mettons en place pour obtenir ce qui nous manque, pour retrouver ce que nous ressentons comme notre équilibre ou pour nous rassurer.

Prenons un exemple relativement simple qui, je l’admets, peut être retourné dans tous les sens, mais qui permet de bien se figurer ce qui se passe.

Le bébé a faim parce que sa mémoire archaïque homéostasique constate qu’il lui manque certains éléments nécessaires à sa survie. Il ressent cela comme un besoin à satisfaire. Plusieurs scénarii peuvent se présenter : il pleure parce que c’est la seule réaction dont il dispose à l’inconfort dans lequel il se trouve. Sa mère l’entend et comme elle avait prévue le coup elle arrive avec son biberon. Il se jette dessus avec avidité et sa mère est heureuse parce son petit mange bien ; elle le cajole pendant qu’il boit son biberon. Le bébé ressent trois bonheurs : celui de satisfaire les alarmes homéostasiques de sa mémoire archaïque, la disparition de son sentiment d’inconfort et la fusion avec son environnement preuve qu’il ne fait bien qu’un avec lui. Il va probablement arrêter de pleurer et enregistrer cette heureuse séquence : je connais un moyen d’avoir trois satisfactions !

Prenons le même exemple mais en en décrivant le scenario légèrement différemment : le bébé pleure parce qu’il a faim, sa mère est surprise parce que d’habitude il réclame son biberon un peu plus tard. Elle se précipite pour faire chauffer le biberon tout en lui parlant pour qu’il comprenne qu’on va s’occuper de lui, mais le bébé ne peut accepter ce délai, son sentiment d’inconfort grandit, il pleure un peu plus fort, sa mémoire homéostasique lui fait craindre pour sa survie et le bébé ressent alors la peur. Enfin sa mère arrive et tente de le calmer en pensant au fond d’elle-même que rien ne méritait ses pleurs si bruyants, mais en bonne mère, elle redouble de mots gentils et de risettes autant pour le calmer que parce qu’elle craint qu’il se « dérègle » et perturbe la bonne organisation qu’elle avait mis au point jusqu’à ce jour. Le bébé expérimente alors une stratégie pour avoir encore plus de câlins : en pleurant un peu plus longtemps et un peu plus fort, j’ai eu mon biberon et une dose supplémentaire de câlins, je m’en souviendrai ! 

Un autre exemple pris dans l’actualité : les confessions du gendre parfait du PAF. En gros Michel Drucker nous raconte que sa façon de vivre est une réponse à l’attitude exigeante et perçue comme dédaigneuse de son père. Il aurait été encore plus intéressant de comprendre pourquoi, lui le cadet, a perçu l’attitude son père ainsi. Ses deux frères devenus énarque et grand chirurgien ont pourtant vécu avec le même père ! En tout cas on note que pour exister Michel lui, a choisi la voie du cancre dans ses premières années. Son parcours ensuite montre à l’évidence qu’il avait des qualités au moins équivalentes à ses deux frères.

Or ces stratégies peuvent être regroupées en grands thèmes (la négociation, la pitié, la séduction, le tragique, l’observation, la soumission, la contestation, le plaisir, l’effort, la perfection, etc.) et ces thèmes sont le cœur des typologies de la personne.

En résumé nous pouvons dire que nos traits de caractères principaux – j’insiste sur ce mot : PRINCIPAUX – sont le fruit des stratégies que nous avons mises en place au cours de notre tendre enfance pour exister dans notre environnement. Elles peuvent se modifier - en s’accentuant ou en se dissipant ou plus souvent les deux à la fois dans le désordre- au fur et à mesure de notre confrontation avec le réel de nos existences.  

 

La fabrique à croyances.

(Prochaine réunion le 12 décembre 2007 à 19 heures la Mairie)

Programme d'initiation au coaching

PROGRAMME SUCCINCT D’UN CYCLE

D’INITIATION AU COACHING  DE SOI

(et des autres?)

 

Bien se connaître pour bien comprendre les autres

 

Qu’est-ce qu’une personne, comment se structure la personne.

Les  notions de croyance, valeur et besoin.

 

Les diverses théories de la personne

La psychologie, l’Analyse Transactionnelle, L’Ennéagramme, la PNL, etc. …

 

Les jeux psychologiques

Le triangle de Karpman.

 

Le transfert et la projection.

 

L’estime de soi, la confiance en soi, l’amour de soi

 

L’intelligence émotionnelle

La gestion des émotions

 

Les talents.

Reconnaître et exploiter ses talents

 

Communiquer efficacement

 

Qu’est-ce qu’écouter ? Entendre ? Dire ? Convaincre ?

 

Comment éviter/gérer les conflits

 

Comment négocier

 

Qu’est-ce que le changement ? Faut-il changer ?

 

Les cycles de vie

Le modèle d’Hudson

 

L’adaptation et la formation permanentes

Pourquoi et comment positiver

 

Les grands sujets

 

Le deuil

Le pardon

La réussite/L’échec

Évaluer un projet.

Comment et pourquoi vivre avec l’autre.

Gérer son stress

Gérer son temps

Savoir dire non

Demande des participants.

Castellar prend un peu d'avance pour le Téléthon

Samedi 17 Novembre le collectif castellarois pour le Téléthon que préside, dirige, anime, soutient, et plus encore madame Bovis, avait organisé un dîner dans la salle des fêtes du Pilon pour recueillir les premiers fonds qui seront ensuite donnés à l'organisation nationale de cette cause. Une sorte de gallop d'essai... , qui a pris plutôt l'air d'un ... gala réussi!

Il faut dire que Thierry Gaziello, à l'origine d'une association originale : Sono Animation (il n'a pas encore à ma connaissance de site Internet alors si vous êtes intéressés: 06 71 37 56 94) dont la vocation est l'animation musicale et artistique à destination des villages du mentonnais, avait mis les moyens (désolé pour la qualité de la photo, Ah ces contrejours avec flash quand on n'est pas professionnel!):

Matériel impeccable et surtout deux jeunes chanteurs: Philippe Rainbo ( anagramme de son nom: cherchez et vous trouverez si vous êtes des proches ou turbiasques):

Il a beaucoup de talent, et semble faire plus confiance à ce dur apprentissage que sont les prestations dans des soirées populaires qu'aux fastes frelatés de la Star Ac pour se forger une réputation et surtout faire ce qu'il aime.

Il y avait aussi une jolie niçoise (enfin pour être précis de Borghéas, vous savez, après Cantaron en allant vers Peillon) : Angélique Ricciardella dont le nom déjà, sonne comme une jolie ritournelle du Sud. Elle aussi a une belle voix, juste et souple, pas du genre sirène de pompier qui heureusement passe de mode. Amusante avec son look de titi parisien.

Ils nous ont fait quelques duos remarqués

Le batteur, derrière c'est Thierry Chausse. Les éclairages sont dirigés par Jérôme Protois et Lou Gaziello veille à ce que tout le monde danse, apparemment avec efficacité!

Mais ce genre de réunion villageoise ne serait pas possible sans le dévouement des bénévoles et en l'occurence de Daniel Bovis qui met la dernière main aux préparations de son épouse dont une fameuse poule au pot:

Ne riez pas parce que vous le voyez assis! Il a effectivement passé sa soirée à touiller, rôtir, préparer les assiettes ; distrait de temps en temps par ses amis et en particulier Alain Colombani (il n'est sur aucune photo cette fois-ci mais ne perd rien pour attendre!) qui faisait griller des chataignes. L'occasion pour lui de donner un truc: lorsqu'elles sont bien grillées et brûlantes mettez-les sur un linge, aspergez généreusement de vin, roulez le tout quelques instants et vous avez (un torchon bien sale! mais faut c'qui faut!) des chataignes parfaitement parfumées! (Expérience possible avec des alcools adaptés, mais bon.... je ne veux pas inciter plus que de raison à la consommation d'alcool lorsqu'on est là pour une cause médicale, ça ferait désordre).

Comment ne pas montrer les barmaids dont les nombreuses prestations, de Juin à Septembre, derrière (je dis bien "derrière" et pas "sous" ou "devant" , non mais!) les bars des fêtes quasi hebdomadaires organisées sur la place du village en font de vraies professionnelles de la brasserie!

Il y avait une grosse soixantaine de personnes à cette soirée qui fût tout à fait conviviale et un bon moment de chaleur humaine avec de nombreuses "figures" du village. En voilà deux au hasard, dont l'une pour montrer que Castellar est véritablement un village international:

Et puis quelques "gens sages" , dont Madame le Maire, de profil, qui peut-être "dubite" ou au contraire se passionne, en tout cas s'intéresse!

 

Bon maintenant ce n'est pas le tout ça, va falloir se mobiliser les 7 et 8 décembre pour les journées "officielles" du Téléthon: il y a plein de choses prévues à Castellar qui va, selon la tradition, faire encore "grimper le compteur".

Lorsqu'on savait encore rire de soi.

Les circonstances d'un récent voyage ont fait que je m'arrête dans la charmante cité du Puy-en-Velay pour déjeuner. Bon il faisait un peu froid et, renseignement pris auprès d'un autochtone, la plupart des restaurants sont fermés le mardi à midi lorsque l'on n'est pas en saison touristique... Mais cela m'a donné l'occasion de musarder dans les ruelles moyenâgeuses de ce fief du pélerinage, haut lieu sur le chemin de Compostelle.

La ville est balisée de panneaux très intéressants qui expliquent son histoire, grande et petite.

L'un d'entre eux a retenu particulièrement mon attention et j'ai bien regretté de n'avoir que mon téléphone portable pour vous en offrir la photo:

Comme le texte en vaut la peine, je le reprends ci-dessous pour que vous n'en ratiez pas tout l'intérêt sans vous abimer les yeux:

Au 17ème siècle, la rue Chamarlenc, une des plus étroites de la ville, accueille au N° 16 le siège de la confrérie des Cornards, confrérie bachique toute dévouée à la fête et à la bonne chair. Les inscriptions et les mascarons de la maison des Cornards reflètent le sens de l'autodérision de maris trompés mais philosophes: "voies le cornard rian" se lit au dessus d'une figure grimaçante à laquelle répond une tête cornue et moustachue par:" a que les cornes von bien sur front comme le mien".

Fichtre! En voilà qui savaient rire! Dans un simple esprit de juste mathématique j'ai fait un tour dans les environs espérant trouver le lieu qui célébrerait avec le même humour la gloire des épouses volages ( ou peut-être des cocues!) : je n'ai rien trouvé!

Qu'en déduisez-vous? Que je n'ai pas suffisament marché! Evidemment!