Ségolène bat Nicolas à l'Audimat

Ainsi Ségolène Royal a fait un hit hier soir sur TF1 mais continue de perdre pied dans les sondages.
Que peut-on en déduire?
Entre autre:
  • que l'influence des médias doit être analysée en perspective et non pas de face. On peut aimer voir, entendre quelqu'un et ne pas lui faire confiance. Les plus agés d'entre nous se souviendront de Georges Marchais qui faisait des scores d'audience faramineux et, dans le même temps, a fait diminuer d'autant l'influence du Parti Communiste. Cette remarque est extrêmement réconfortante.

  • que nos compatriotes aiment exercer le peu de droits qu'on leur concède avec leur libre-arbitre (quoique l'on mette dans le mot "libre")

  • que l'empathie et l'émotion ne sont pas suffisantes pour convaincre. Le leadership demande également qu'une vision claire, une stratégie, la description de moyens pour atteindre l'objectif soient présentées pour que l'on y adhère.

Où l'on parle de François Bayrou

François BAYROU aura au moins eu , dans cette campagne, le mérite de bousculer un ordre trop précipitamment établi à la fois par les intéressés et les médias qui auraient tant aimé faire leur élection entre eux. Mais qu'on l'apprécie ou pas force est de reconnaître que François BAYROU interpelle. Un excellent post de Pierre BILGER a le mérite me semble t'il de bien poser les problèmes et LE problème: François BAYROU aura t'il les moyens de sa politique dans le paysage politique français actuel? Autrement posé: aura t'il les moyens de mobiliser des majorités qui soutiendront ses projets à l'Assemblée?
C'est une excellente question mais je me demande si elle est si bien posée que ça.
En effet il est assez symptomatique de remarquer que l'une des attaques favorites de l'opposition parlementaire actuelle contre le représentant de l'UMP est celle de savoir pourquoi, alors qu'il était au pouvoir, il n'a pas mis en route des projets qu'il présente comme essentiels aujourd'hui. Or cette question est biaisée car la réponse est évidente: parce que l'opposition a tout fait pour qu'ils ne "passent" pas. Et cela peut même s'appliquer à des réformes que l'opposition a mis aujourd'hui à son menu en n'en changeant que la sauce.
Le meilleur exemple est la continuation de la réforme des retraites entamée par Edouard BALLADUR et qui a fait chuter Alain JUPPE en lançant dans la rue des centaines de milliers de manifestants conduisant au désastre que l'ont sait et repoussant d'une décade une réforme à laquelle ont n'échappera pas et qui n'a été que partiellement reprise par François FILLON.
En effet dans notre pays l'opposition parlementaire ne se résout pas à la sanction des urnes et utilise ses relais dans les syndicats notamment pour faire échouer des réformes proposées par la majorité qui après tout a été élue pour ça.
Ainsi je pense que François BAYROU devrait ne pas hésiter à développer ce raisonnement pour démontrer que cet argument qui lui est actuellement opposé n'en est pas véritablement un.
De fait, un gouvernement d'union, prendra plus facilement à contre-pied les blocs parlementaires tentés par une lecture partisane des projets de réforme.
Il est à craindre un grand inconfort pour le Premier Ministre, mais à se féliciter de prédire un Président de la République alors véritablement dans son rôle d'arbitre et d'inspirateur de la politique du gouvernement. Nous ne sommes encore pas dans un régime complètement présidentiel même si les pratiques des précédents et de l'actuel Président le feraient trop facilement oublier.
Il me semble même qu'il sera plus difficile l'opposition qui naîtra de l'élection présidentielle ( de quelque bord qu'elle soit) de se comporter comme elle l'a toujours fait en mobilisant des forces disons "hors-politique" qui en France ne sont pas suffisamment structurées et/ou représentatives pour être des interlocuteurs responsables et non pas sectaires; les syndicats en sont le meilleur exemple.
Pour autant je ne crois pas que le "centrisme" soit vraiment une force politique actuellement car notre histoire politque des cinquante dernières années a contribué à l'éliminer. En revanche on ne peut le condamner pour le simple argument d'arithmétique parlementaire. Les hommes politiques sont suffisamment versatiles pour lui retrouver des attraits subits.
Par ailleurs , sauf si le soufflet François BAYROU cuit trop tôt - nous sommes encore à deux mois du premier tour - s'effondre avant que les invités ne le dégustent comme ce fût un peu le cas de Jean-Pierre CHEVENEMENT en 2002, le nouvel élu ne pourra pas faire l'impasse sur les 12 à 15 % de ses électeurs du premier tour, et les législatives qui suivront le lui rappelleront en dépit de toutes les cuisines électorales car à la différence de celle du Front National, la veste d'uniforme UDF ne fera pas peur à ceux que le printemps incitera à en changer!
Bon mais peut-être que je ne suis pas un fin politique parce que je n'ai pas encore entendu François BAYROU tenir le raisonnement ci-dessus.

Une superbe adresse de restaurant à Menton

Cela fait maintenant trois fois que je teste un nouveau restaurant ouvert depuis environ deux mois à Menton et il mérite les honneurs de mon blog!
Ouvert par Cathy et Yvon , bien connus à Menton ( lorsque vous faites votre marché et que vous croisez Cathy vous vous en apercevrez!) le Cosy


est situé le long du parking du marché,sur le coté qui est en train de se rénover. Certes on n'a pas la vue sur la mer mais au moins cela évite de déjeuner ou dîner dans les bruits et vapeurs des pots d'échappement comme c'est malheureusement le cas pour trop de restaurants du bord de mer.
Pourquoi parler de ce restaurant? Parce que c'est l'un des rares -sinon le seul - à Menton à avoir parié sur une cuisine de qualité et inventive en donnant sa chance à un jeune chef qui a tout d'un grand , voire d'un très grand.
Chaque jour une suggestion ou une formule différentes avec un choix de deux entrées, deux plats et deux desserts vous évitent de n'avoir que le choix entre l'éternelle entrecôte, la non moins sempiternelle escalope de veau ou le lassant filet de poisson.
Aujourd'hui par exemple je me suis régalé d'un moelleux de crustacés aux champignons:

puis d'un pavé de lieu noir vapeur avec une crème de petits pois et tartare de saumon:

Et la formule vous coûtera 14 euros! La suggestion du jour , 18 euros!
Le tout est servi prestement par les délicieuses Cathy ou sa fille dans une vaisselle gaie pimpante. Petits détails: on change les couverts à chaque plat comme dans les grandes maisons, les verres sont élégants et le pain frais et bien levé. J'ai pris du rouge de la maison et il était impeccable.
Il faut vraiment aller au Cosy ouvert tous les jours sauf le lundi; vous pouvez y dîner hors saison les vendredi, samedi et dimanche soir.
J'ai conseillé à Yvon .... d'augmenter légèrement ses prix tant il est vrai que ça le mérite et qu'il ne faudrait pas que le passant non averti croit en voyant l'ardoise qu'il va dans une gargotte!
A la prochaine occasion je vous montrerai des photos du lieu, des hôtes et d chef , promis!