Et encore sur le référendum

J'ai bien aimé ce que j'ai lu surle blog de Michel Edouard LECLERC.

Double langage

En ces temps de confrontations politiques agitées, je vous suggère de lire le texte suivant puis, de le relire en commençant par la dernière ligne et en remontant, ligne par ligne jusqu'au début. Lorsque vous aurez terminé l'exercice vous serez prêt pour écouter les débats actuels avec un degré discernement différent.
Dans notre parti politique, nous accomplissons ce que nous promettons
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne luttons pas contre la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:
l'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et aux trafics d'influence.
Nous ne permettrons en aucune façon que
nos enfants meurent de faim,
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous sommes le parti fédéral, la "nouvelle politique".
(Courtesy of "La Feuille" )

Référendum, Europe, oui ou non? bis!!!

Je viens d'avoir une conversation passionnante avec un ami.
Il faisait de la propagande virale pour tenter de me convaincre de voter non au référendum sur la constitution européenne. Je le renvoie à ma note d'il y a quelques jours à laquelle je n'ai plus rien à retrancher après avoir écouté ses arguments.(voir ci-dessous)
En préambule il avançait un argument pour qualifier cette constitution (je ne suis pas entièrement d'accord avec ce terme mais cela nous ferait entrer dans un débat de droit constit pour lequel mes maigres compétences acquises sur les bancs de la Fac sont insuffisantes et aussi trop anciennes pour être opératives) de "revanche de Giscard" qui aurait profité de cette occasion pour régler avec les français une querelle qu'il n'a pas vidée depuis un certain 10 mai 1981. Cet argument me paraît extraordinairement franco-français dans la mesure où 25 pays vont avoir à se prononcer sur ce texte et que je ne peux pas croire qu'ils soient véritablement niais au point de se laisser berner par cet artifice.
Plus sérieusement le gros de son argumentation tient au fait qu'il faut foutre un énorme coup de pied au cul de ceux qui nous gouvernent en votant non.
Il fait remarquer que le danger des conséquences d'un tel vote n'est pas aussi catastrophique que certains politiques veulent nous le faire croire. Sur cette remarque je le suis volontiers et en profite pour souligner l'indigence de ces dits politiques qui n'ont pas d'argument et ne savent qu'utiliser la crainte de lendemains catastrophiques pour tenter de nous rallier à leur cause.
Non, plus sérieusement je suis atterré, même les plus respectables de mes amis, que je sais sincères et avisés en sont réduits à refuser le changement, à se réfugier dans la contestation parce qu'ils n'ont plus d'espoir!
Où sont les leaders?
La France est léthargisée sommeil profond et continu dans lequel les fonctions vitales sont très ralenties (considéré le plus souvent comme symptôme d'un processus hystérique) nous dit le dictionnaire .
Il faut être clair, si des amis comme celui-là se fendent d'un coup de fil pour faire campagne le résultat ne devrait pas contredire les sondages. Or nous allons du coup avoir deux (au moins) emmerdements pour le prix d'un!
Une période d'instabilité politique en France dont l'histoire nous montre qu'elles sont coûteuses, très coûteuses notamment pour les finances du pays donc les miennes! car il faut bien donner du pain aux insurgés et qu'elles ne ramènent pas forcément de bonnes choses sur le long terme tout simplement parce que la fête ne dure jamais. Et en prime nous nous assurons la perte pour longtemps d'un leadership dans la construction européenne dont la première conséquence sera de nous faire perdre toute capacité d'influence pendant des lustres dans la construction de ce nouvel espace politico-économique mondial qui est aussi inéluctable et probablement souhaitable que le rattachement de la Bretagne ou du Toulousain à la France.
Qui est à la fois responsable et coupable dans cette histoire? La classe politique qui nous gouverne depuis le départ de De Gaulle. Je ne prends pas spécialement parti pour le grand homme mais il faut bien reconnaître qu'il n'avait pas assuré sa succession: " après moi le déluge!"
Décidemment je persiste et signe: il faut voter oui pour sortir la France des mains gourdes (les deux sens!!!) dans lesquelles elle s'étrangle en lui proposant à la fois un projet - l'Europe - et des atelles - les ocntraintes européennes - pour la remettre dans le sens du progrès.
De fait du même argument : vider les incapables qui nous gouvernent - je tire la conclusion opposée à celle de mon ami!
Et il reste indéfectiblement mon ami!!! Le voilà le vrai débat politique c'est celui que l'on pourrait commencer sur cette constatation. Qu'attendent-ils les professionnes de la politique!!!!
Y a des jours comme ça où effectivement on pourrait avoir envie de foutre un grand coup de pied dans la fourmilière, mais moi, quand je le fais par mégarde dans mon maquis, je sais que j'ai plein de petites fourmis qui viennent ensuite dans mes chaussures et même mon pantalon me rappeler que c'est pas le plus efficace.