Déménagement
Pour des raisons de commodité, Blogbosteur a déménagé, retrouvez mes humeurs à
http://blogbosteur.blogspot.com/Pour des raisons de commodité, Blogbosteur a déménagé, retrouvez mes humeurs à
http://blogbosteur.blogspot.com/Après une très sérieuse glissade qui s’expliquait par les craintes des investisseurs sur la solidité de l’Euro, en quelques jours nous avons constaté de violentes variations de cours en Bourse qui seraient dues aux craintes suscitées par la tension entre les deux Corée.
Je veux bien que tout soit dans tout et inversement comme disait l’autre, mais peut-on prétendre que la valeur des tous les groupes cotés dans les bourses du monde entier ait été diminuée brusquement – parce quelques mois au rythme de la vie d’une grande entreprise c’est brusquement – de près de moitié ? On me rétorquera que les bourses anticipent et qu’elles intègrent les résultats futurs des entreprises.
Mais peut-on accepter que ces anticipations puissent changer en quelques semaines, et ces temps-ci en quelques jours, de 15 à 20% aussi bien à la baisse qu’à la hausse ? Hier et aujourd’hui la plupart des bourses ont corrigé à la hausse des baisses de près de 10% ! Cela est aberrant ! Ainsi c’est ce que l’on appelle la volatilité qui est aberrante.
On le sait que trop : désormais ce ne sont pas les opinions des investisseurs comme vous et moi qui déterminent les cours mais le résultat d’algorithmes moulinés par des machines.
En un sens cela ne me dérangerait pas tellement si les bourses n’étaient pas devenues désormais le thermomètre du climat économique en général.
Une récente publication de l’OCDE affirme que la crise économique consécutive à l’effondrement du marché des subprimes était terminée dans l’ensemble des grandes zones économiques y compris l’Europe. On l’avait également constaté depuis des mois dans les économies émergentes. Alors quel indicateur doit-on prendre ?
C’est là où il faut être raisonnable comme me disait ma maman lorsque je lui sortais une argumentation tendancieuse.
Certes j’ai toujours eu peur des politiques qui promettent de nous donner l’argent qu’ils nous empruntent sans nous le rendre et je crois que la condition politique de l’Euro est mauvaise, très mauvaise même : aucune coordination des politiques, aucun contrôle supra-national, le maintien d’une vision nationale des problèmes et un laxisme généralisé sont parmi mille autres bonnes raisons de cette défiance. Pourtant il est ridicule de faire « payer » aux cours de bourse un prix aussi exorbitant. Et tout ce qui excessif est sans importance.
Moralité : il vaut mieux ne pas avoir à utiliser ses économies en ce moment, mais si c’est le cas, alors c’est à mon humble avis le moment d’acheter !!!!
J’écrivais avant-hier un papier dont l’idée générale était que les marchés ne font que sanctionner les situations calamiteuses, certes en en tirant profit, mais en accomplissant un travail de nettoyage qui, s’il est peu ragoutant, s’avère souvent indispensable.
Nous en avons la preuve aujourd’hui. Sous leur pression, les politiques ont fait dans l’urgence ce qu’ils auraient du faire dans la sérénité.
Cette urgence les a-t-elle amenés à faire des erreurs ? Probablement, nulle digue n’est jamais parfaitement étanche. Du coup les oppositions politiques diverses, dépitées de n’avoir pu tirer des bénéfices de la situation, s’engouffreront dans les brèches pour tenter de tirer un profit électoral qui aura pour prix de donner aux charognards des marchés une nouvelle occasion de s’attaquer aux brebis les plus faibles et de recommencer un cycle de crise.
Quand un homme se noie, vous sautez dans l’eau pour tenter de le secourir sans vous préoccuper de l’état de votre chemise lorsque vous sortirez de l’eau.
Si l’on veut vraiment juguler la spéculation, c’est lorsque tout va bien qu’il faut s’atteler à la résolution des problèmes. En l’occurrence il ne faut surtout pas se satisfaire du gain d’une bataille mais tirer parti d’un avantage momentané pour enfin construire une Europe viable : créer une instance d’harmonisation des politiques fiscales, sociales et monétaires. C’est compliqué ? Eh bien raison de plus pour ne pas trainer ! En effet il ne va pas lambiner celui qui se demande déjà comment vont être financés les 750 milliards d’euros que l’on vient de mettre sur la table et il aura raison !
Soyons réalistes, ces milliards vont provenir :
soit de la planche à billets ce qui signifierait que l’euro est bel et bien dévalué par l’inflation, inexorable et mécanique conséquence de la création monétaire lorsqu’elle ne correspond pas à une création équivalente de richesse ; ce qui sera le cas au vu de la pitoyable croissance de nos économies.
Soit par l’emprunt sur …, les marchés ! Ces hyènes tant honnies mais qui sont incontournables ! Comment alors ne pas devoir passer par leur jugement sur l’exécution et les conséquences annexes de ces plans ? Quelles conséquences sur le climat social, sur le niveau de la croissance, sur les équilibres (plutôt déséquilibres) budgétaires déjà fort mauvais, etc. ?
Peut-être plus demain
Les tempêtes se succèdent sur la planète économie avec une violence inouïe depuis le début du siècle.
Les cycles qui en sont à l’origine sont les mêmes :
Les acteurs de ces drames en quatre actes sont toujours les mêmes :
Or c’est ce dernier groupe d’acteurs qui déclenche les tempêtes lorsqu’il dit : « ça suffit ! ».
Cela ne vous rappelle t’il rien ? Cela ne vous rappelle t’il pas les cruels moments où l’on se faisait vertement rappeler à l’ordre par nos parents parce qu’il fallait rentrer faire ses devoirs alors que nous ne faisions rien de mal en tapant dans un ballon avec nos bons copains (foison d’exemples !!!) ? Le rappel ferme voire « manu militari », était le plus souvent justifié mais quelques fois injuste et pourtant… ! Et ce qui n’était que le règlement d’une peccadille se transformait en crise ; crise de l’autorité parentale, crise de l’adolescence, crise de …, rien du tout, mais crise.
Je suis abasourdi par la propension de mes contemporains à chercher le coupable là où il n’est pas. Je prétends contre tout consensus que les marchés jouent le rôle de juge et que nous trouvons plus confortable de les accuser que de tenter de trouver « celui qui a commencé » comme on disait dans la cour de l’école.
Pour nous en tenir à la crise des dettes souveraines demandons-nous pourquoi l’enchainement des événements est bien celui que l’on constate ?
La bulle c’est nous les européens, vous et moi, qui n’avons pas voulu cesser de jouer au ballon et nous mettre à nos devoirs : nous avons pensé que nous pouvions ralentir notre rythme de travail, profiter un peu plus encore des facilités de la vie moderne, avoir des filets de sécurité de plus en plus larges (couverture médicale, couverture du chômage, etc.) parce que nous nous sommes crus suffisamment riches.
Mais ceux que nous avons élus pour qu’ils régulent tout cela, pour qu’ils arbitrent les demandes de chacun d’entre nous et nous demandent de rentrer à la maison parce que le temps de jeu était suffisant et que des devoirs nous y attendaient, n’ont pas voulu le faire de peur qu’on ne les élise plus. Ils ont agi comme des parents trop faibles qui achètent des friandises pour calmer des enfants capricieux.
C’est, lassés de constater que les appels à la mesure n’étaient pas entendus, le moment qu’ont choisi les juges pour rappeler tout le monde aux réalités et encaisser les éventuels profits issus de notre insouciance. Pourquoi croyez-vous que c’est vers la Grèce que se sont portées les premières attaques ? Parce que c’est le pays de l’Europe qui est le plus corrompu, où la triche fiscale est la plus éhontée, où les pouvoirs politiques sont le plus friables. Et pourquoi croyez-vous que les attaques ont continué vers le Portugal, L’Espagne, l’Italie, menaçant aussi la France ? Parce que les réponses ne sont pas adaptées.
Tant que les européens ne cesserons pas de jouer au ballon et ne reprendront pas le chemin du travail, d’une certaine frugalité, de l’acceptation d’un degré minimum de responsabilité personnelle, d’une manière de vivre « raisonnable » et demanderont aux marchés des verges pour se faire battre, les juges maintiendront leur pression.
Je sens les ricanements qui accompagnent la lecture de ce que je viens d’écrire et qui signifient : « il se trompe lourdement car les juges ne sont pas impartiaux et loin de là : ils deviennent immensément riches en spéculant sur la situation. Leurs intentions ne sont pas altruistes ; les méchants traders sont des hyènes qui se nourrissent de nos dépouilles lorsqu’ils nous ont massacrés ».
Eh bien continuez de ricaner en tentant de répondre avec sincérité à la question que je posais plus haut : « Qui a commencé ? ». Demandons-nous : qui a acheté à crédit des maisons dont le coût était supérieur à sa capacité financière ? qui a voulu gagner très vite de l’argent en croyant que l’on pouvait tous imiter Microsoft, Amazon ou Google sans y investir un seul dollar de sa poche ? qui a voulu plus de prestations sociales que de cotisations, plus de revenus que de travail accompli ?
Ce billet est déjà bien trop long mais j’espère qu’il fera réfléchir ceux qui voudront bien aller jusqu’au bout. La meilleure façon de contrer la spéculation c’est de ne pas lui servir sur un plateau les outils de sa spéculation: alors cessons de créer de la dette et nous n’aurons pas à craindre la spéculation sur la dette, cessons de confondre nos envies et nos besoins et rentrons à la maison faire nos devoirs car c’est ainsi que nous pourrons satisfaire toujours un peu plus de ces besoins.
Je reviendrai sur le sujet sous peu.
Ne voyez-vous pas que la grande majorité des émissions de débats à la télévision, à la radio et même les articles de journaux, n’est organisée qu’autour de « personnalités » qui ont un livre, un spectacle ou une chansonnette à promouvoir.
À la limite on pourrait penser que les invités en question ont bien quelque chose d’intéressant à proclamer ou à défendre mais force est de constater qu’il n’en est rien la plupart du temps. Généralement ces invités sont propulsés sur le devant de la scène par des attachés de presse dont le mérite est de connaître les rouages du grand bazar médiatique et surtout les meilleures techniques de manipulation de l’opinion.
Il y a ceux que les animateurs appellent « les bons clients ». Certains méritent leur réputation et tout spécialement ceux qui font rire ou bien dont le charisme passe la rampe comme on disait il y a beau temps au théâtre. Comme on consomme ces émissions sous forme de divertissement on se laisse aisément emporter. Rappelez-vous –les plus anciens- de Georges Marchais !
Tout cela ne serait finalement pas si grave si pour une meilleure efficacité marketing on ne donnait pas à ces émissions de divertissement un caractère d’émissions sérieuses !
Mais voilà, ce n’est pas le cas ! Et c’est ainsi qu’un Christophe Dechavanne peut s’enflammer et décrire une France honteuse sur tous les médias après la fameuse main d’Henry, qu’un Patrick Sébastien veut créer un « rassemblement humaniste » et que tant d’autres, aussi compétents dans leur spécialité qu’incompétents dans les autres domaines, profitent de leur célébrité du moment pour s’offrir une séance de psychanalyse publique.
Or ce qui est grave c’est qu’ils contribuent très largement à la formation de l’opinion.
Ce qui est grave c’est de faire de Yann Artus-Bertrand un spécialiste de l’écologie parce qu’il passe bien à l’écran et qu’il a trouvé un filon pour écouler sa production photographique. Dans le cas précis c’est d’autant plus désespérant que ses livres sont de toute beauté et qu’il les aurait très bien vendus sur leurs qualités intrinsèques.
Il faut arrêter ce mouvement général dans les médias. Il est extrêmement pervers car il ne fait que des victimes : celles qui sont gavées d’opinions mal documentées et ceux qui ne voudraient que se divertir (activité hautement respectable).
Arrêtons de demander à la plus respectable vedette de la chanson, du sport ou du cinéma, ses opinions sur la politique ou des faits de société pour rendre plus attractives les minutes d’interviews qui lui sont consacrées mais que la valeur de l’œuvre qu’il vient défendre ne comble pas.
Je me fiche pas mal de l’opinion d’une vedette sur la question du réchauffement climatique, pour moi c’est accessoire. Évidemment je m’aperçois vite qu’elle n’a rien à dire d’autre tant est piètre la qualité de la chansonnette qu’elle vient promouvoir. L’attaché de presse le sait et le brief est fait avant l’émission avec le présentateur qui lui-même ne sait faire autre chose que de lire le dossier de presse aussi faux qu’un jeton de casino.
Cette collusion animateur/personnalité du show/attaché de presse/publicitaire me semble extrêmement dommageable surtout dans notre société médiatique.
La preuve est donnée que nous ne vivons pas, dans la
plupart des démocraties, sous un régime démocratique mais de « gouvernement
des élites » (voir l’article trop long, trop chiant mais très instructif )
Une courte majorité de Suisses -53,4% - s’est prononcée à
une majorité sans discussion mais pas écrasante – 57,5%- contre la construction
de minarets dans le pays. Autrement exprimé : environ un peu moins d’un Suisse
sur trois ayant le droit de voter a exprimé son choix de ne pas voir se
construire des minarets autour des mosquées.
Mais les commentaires vont bon train et s’enflamment, particulièrement
dans notre pays : les Suisses sont xénophobes et, poussons le cochonnet un
peu plus loin, racistes. Dorénavant les chiffres simples ci-dessus seront
oubliés et l’on va entendre les bonnes âmes professionnelles de la compassion
de bazar et de la bien-pensance, nous dire que le racisme resurgit, qu’il faut
se lever contre toute forme de discrimination, etc. (je n’ai pas besoin de
faire leur discours, ils sont experts !).
Sauf que personne ne voudra entendre le vrai message –
selon moi, je vous l’accorde – que les Suisses ont envoyé. Les « élites »
vont le confisquer.
Les dirigeants politiques vont se méfier de la votation !
Les tenants de la démocratie participative vont se dire que ce n’est peut-être
pas la meilleure façon de manipuler l’opinion surtout lorsque l’on veut faire
accréditer le contraire de ce qu’elle pense vraiment. Dans le cas précis de la
votation suisse : un tiers des Suisses ne veut pas d’une islamisation de
leur société.
Ni plus mais ni moins non plus. Stigmatiser cette partie
de l’opinion, ignorer son avis serait une lourde erreur. Deux Suisses sur trois
ne se sont pas prononcés sur la question ce qui montre que ce pays reste
tolérant et non pas raciste, mais un Suisse sur trois dit qu’il y a des limites.
Ce qui me fait dire que tout est une question de mesure. (Comme toute l’histoire
de la Suisse l’a prouvé du reste avec pour la France notamment : les
protestants, les royalistes et révolutionnaires tous mélangés, et dans le cas
qui nous occupe, la famille Ramadan !!!).
Refusons donc de nous mettre dans un camp ou dans l’autre,
non pas pour ne pas prendre parti, mais bien pour traiter efficacement la
question.
Toute société a besoin d’un minimum de cohésion. À l’image
du corps humain, elle a un système immunitaire qui lui fait rejeter ce qui
menace son intégrité et plus, sa survie. Lorsqu’il est déficient elle est d’abord
malade et ensuite elle en meurt. Là encore il s’agit d’un problème de mesure :
un armagnac passe, trop d’armagnac vous envoie dans un coma éthylique puis vous
tue.
Ne pas le reconnaître pour les sociétés est une marque d’intempérance
et surtout une mauvaise farce pour ceux que les bonnes âmes prétendent
défendre.
Pourquoi les gens émigrent-ils ? Parce qu’ils sont incapables
de continuer à vivre décemment dans leur pays d’origine soit physiquement (faim)
soit psychiquement (persécution).
Pourquoi immigrent-ils ? Parce qu’ils considèrent
que les sociétés dans lesquelles ils immigrent n’ont pas les inconvénients qui
les forcent à partir de celles dans lesquelles ils sont nés.
La logique veut donc que l’on préserve les
caractéristiques de ces sociétés qu’ils ont choisi de rejoindre et non pas que
l’on importe les caractéristiques de celles qu’ils ont fuies.
Or en Occident nous avons tendance à renverser l’argument.
On se place comme une personne qui aurait perdu l’estime de soi. On culpabilise
sur tous les terrains qui pourtant ont contribués à la grandeur de notre
société en cherchant à magnifier les apports des immigrés au nom d’une
tolérance qui n’est que la contrepartie pitoyable de l’abandon de nos propres valeurs.
Or c’est bien à l’abri de nos valeurs que
viennent se réfugier les immigrés.
Une seule décision ( faut-il parler de décision lors d'un sommet comme le G20? évidemment non car les modalités de mise en place peuvent changer radicalement le sens de la décision..., mais bon...) doit retenir l'attention me semble t'il.
Ce n'est évidemment pas celle qui concerne le bonus des traders parce que ces bonus n'étaient pas une cause mais un symptôme et que "récupérer" les bonus sous forme de malus sera aussi facile que de récupérer un billet de 100€ distribué un soir de beuverie à son voisin de bistrot un an après la cuite!
Ce n'est pas non plus celle de la sortie de Monaco et autres lieux de la liste des paradis fiscaux parce qu'on ne parle toujours pas de l'état de Delaware ni de Hong-Kong et que les conventions fiscales de transparence passées par les "grains de beauté" de l'économie douteuse l'ont été en grande partie entre eux!!!
Non, ce qui semble aller dans le bon sens c'est la décision (ne pas oublier d'affecter ce mot de la remarque faite en introduction!) d'appliquer les règles prudentielles dites "Bâle II" actuellement imposées aux banques européennes mais dont les banques américaines se sont exonérées jusqu'à présent.
De fait ces règles rendent plus couteuses en capital les opérations de marché faites par les banques. Bien sûr qui dit règle dit profit potentiel pour tout produit permettant de les contourner et je fais confiance aux docteur Nimbus de la finance pour créer au plus vite de tels produits. Mais quand même le voleur devra trouver de nouvelles façons de fuir le gendarme... Et on parle de la mise en route d'un Bâle III.
Une autre décision semble avoir été prise mais je ne trouve aucun détail à ce sujet dans les compte-rendus de presse: il semble en effet qu'il ait été décidé de rendre encore plus cher en capital les opérations de proprietary trading (opérations de marché faite par les banques pour leur propre compte). Si cette mesure dépasse les conséquences normales de l'application des accords "BâleII" alors je dis bravo. J'avais déjà écrit tout le mal que je pense du proprietary trading dans de précédents billets. Certes on m'avait objecté que cela revenait à diviser les profits des banques par un facteur 2 ou 3, ce à quoi je réponds tant mieux! Elles seront enfin obligées de faire des efforts pour reconstituer leurs profits sur de véritables produits bancaires plus utiles à l'économie; et pour cela je leur fais confiance! Rendre moins rentable ces opérations de spéculation pour compte propre mettrait un obstacle de plus à leur activité de casino et ça ce serait une excellente chose.
Mais là où je suis profondément déçu c'est que semble t'il rien n'ait été dit de la séparation des activités de banque de dépôt des activités de banque d'investissement (à moins que mon information ne soit pas suffisamment complète et qu'il ait été apprécié que ce sujet ne passionnerait pas les foules et qu'on le rendrait public ultérieurement, ce qui n'est pas à exclure). En l'absence d'une telle distinction on continuera de voir les banques prendre des risques sur l'argent qui ne leur appartient absolument pas: mes, vos dépôts. Les produits dérivés continueront de multiplier l'ampleur de ces risques et demain risque bien de ressembler à hier!
Allez, messieurs les politiques, refaites-moi un petit G20 discret où vous ferez plancher vos sherpas sur ce sujet.
Bien que tout le monde soit en vacances, la décision de BNPParibas de provisionner un gros milliard d'euros pour distribuer des bonus à ses traders en fin d'année fait beaucoup de bruit.
La semaine passée on n'avait entendu que quelques bruissements à l'annonce des 33 milliards versés par les banques de Wall Street en 2008 à leurs pauvres petits traders qui depuis demandent l'anonymat de peur de se faire lyncher.
Deux remarques préliminaires:
1/BNPParibas redevient très bénéficiaire alors que les banques américaines ont perdu en 2008 près de 80 milliards de $ ce qui ne les a pas empêché de verser 33 milliards de $ à leurs pauvres traders qui depuis demandent l'anonymat de peur de se faire lyncher. Le métier de trader est effectivement un métier à risques!!!
2/Je lis les commentaires des internautes sur le sujet et je remarque que la liberté d'expression de tout un chacun conduit à la dictature de l'émotion sur l'opinion et à l'énoncé de bêtises qui fabriquent cette opinion. Mais c'est une autre histoire....
Pour en revenir à mon sujet de l'instant, je dois dire que je suis, moi aussi, assez remonté contre les banquiers. La raison de mon ire est relativement simple à expliquer.
L'une des raisons des opérations bénéficiaires des traders est qu'ils peuvent prendre des risques faramineux grâce à la solidité des établissements pour lesquels ils travaillent. Or cette solidité n'est assurée que par la diversité des opérations qu'abritent les banques et tout particulièrement des dépôts qu'elles reçoivent des clients; vous et moi qui n'avont d'autres choix que d'avoir un compte en banque pour vivre normalement.Or je l'ai écrit plusieurs fois ici, cette situation est la source des dérèglements que nous observons et qui mettent nos économies (au sens patrimonial comme au sens général) périodiquement au bord du précipice.
Il y a une mesure simplissime à mettre en place pour régler le problème: remettre en force le Glass-Steagle Act . Certes il conviendrait de lui faire subir une petite toilette pour le débarasser des imperfections qui ont conduit à son abrogation, mais il est impératif de séparer à nouveau les activités de banques "classiques" (Corporate Banking) et celles de banque "d'investissement".
Ainsi les traders continueraient d'opérer sur les marchés financiers et de recevoir leurs bonus sans en avoir honte (quoique!) et les fondamentaux de l'économie n'en seraient que faiblement impactés. Mais bien mieux: on pourrait laisser leurs business tomber en faillite sans déclencher une crise économique mondiale; ils auraient ainsi la juste sanction du marché qu'ils vénèrent tant.
Bon alors Messieurs Obama, Sarkozy et consorts, quand vous mettez-vous au travail? N'oubliez pas les moments d'affolement auxquels vous avez du faire face (en la perdant!) en début d'année et montrez que l'expression "puissance publique" a encore un sens.
Je sais bien que la plupart de ceux qui vous entourent n'y comprennent rien ( voir la réponse de Monsieur Estrosi à RMC ce matin reprise dans l'article du Point) mais je vous assure qu'il y a à New York ou Paris des gens capables de mettre en place une telle mesure. Ecoutez, si j'osais je vous dirais que je suis prêt à sortir de mon agréable retraite pour vous expliquer tout ça et sans même vous demander plus qu'un bonus de trader moyen!
Il y a tellement à dire en ces moments d'effervescence que la crise multiplie que je n'en écris plus rien. Chaque fois qu'un sujet m'intéresse un autre est soulevé qui m'intéresse également et comme je ne veux pas me mettre le foie en bouillie, je passe.
Mais là j'ai deux minutes alors je vais écrire un peu.
On va légiférer sur les stock-options et probablement également sur les rémunérations des dirigeants d'entreprises ayant reçu des aides de l'État.Certains, toujours prompts à enfourcher les causes populistes ( Bayrou, Hollande pour n'en citer que deux que j'ai pris sur le fait à la radio!), veulent même étendre l'effet de la loi à toutes les entreprises...
Je considère cela idiot (étymologie: personne sans idées, sans connaissances, sans intelligence: c'est tout à fait adpaté).
Rappelons que les stock-options ont été créées aux USA avec l'objectif de permettre à des entreprises voulant attirer des talents mais n'ayant pas de quoi leur payer un salaire "dans le marché" de promettre aux candidats de s'enrichir à la mesure de l'augmentation de valeur de la société.
Cette démarche est très saine. Beaucoup de talents n'ont pas les fonds nécessaires au lancement d'une activité mais ont une âme d'entrepreneur et croient suffisamment à leur talent pour prendre un risque sur leur rémunération qu'ils auraient bien volontiers pris sur leurs capitaux propres s'ils les avaient eus. On pourrait même extrapoler le raisonnement aux dirigeants salariés des grands groupes. En effet ils méritent d'être dirigés par des gens ayant de grands talents. Or ces derniers n'ont jamais les moyens de prendre une participation suffisante dans le capital de ces groupes pour qu'on puisse dire qu'ils bénéficieraient justement de la valorisation des entreprises qu'ils dirigent. Dans ce cas reconnaitre cela en attribuant des stock-options me semble judicieux.
On se souviendra que, en France, le régime fiscal des stock-options a été mis en place par Dominique Strauss-Khan, étendu par Laurent Fabius aux grands groupes ( je m'étrangle!) et qu'il a fallu attendre Balladur pour les encadrer un tout petit peu! Voila pour l'exposé.Sauf que, comme disait ma vénérée maman dont le bon sens tenait très avantageusement lieu de culture économique, "de tout mais avec modération".
C'est bien l'expansion, l'extension - appelez ça comme vous voudrez: l'excès - de ce produit qui est critiquable; son usage abusif. Et pourquoi son usage est-il devenu abusif? Tout simplement parce que "légalement" on pouvait le faire! Mais comme dirait l'autre " ce n'est pas parce que c'est légal que c'est moral".
Toute réglementation est en effet la création d'un territoire légal mais pas nécessairement moral. On court vers les mêmes idioties. On va faire le chemin inverse c'est tout.
Dommage car se posera toujours la question légitime et morale de rémunérer les talents dans les start-ups et les dirigeants méritants non propriétaires de l'entreprise qu'ils dirigent et dont l'activité la valorise.
Chers lecteurs je vous avais un peu délaissé, par flemme!
Mais là j'ai un petit truc en plaqué or à vous communiquer.
La vie de notre personnel politique réclame parfois une abnégation louable ou dérisoire c'est selon.
En suivant ce lien vous découvrirez Ségolène Royal assistant aux cérémonies d'investiture d'Obama:
Ne soyez pas trop pressés, il faut un certain temps pour que s'affichent les petites photos en bas et si vous ne trouvez pas la petite photo en bas tapez "Ségolène Royal" dans le moteur de recherche.
Je dois dire que je ne l'ai pas reconnue et je fais confiance au tag qui centre la photo sur un groupe de personnes et qui suggère que la dame au chapeau et au manteau rouge serait bien la Dame du Poitou. Si l'on en juge par sa position, rendons-lui le fait qu'elle n'était pas loin du Président Obama. Non elle n'était pas dans la populace!
Mais je comprends qu'elle ait eu besoin, le soir venu, de demander l'hospitalité à l'Ambassade de France, car elle devait être gelée et avoir les pieds en marmelade. Presque une réfugiée!
Bon elle pourra dire :"J'y étais" , moi pas!
Notes
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